Google Answers : la mémoire en question(s)
Le site Google Answers permet, moyennant finance (à partir de 2 $) de poser une question en langage naturel, question traitée "à l’ancienne" par des documentalistes (?) qui vous renvoient par mail leur réponse. Il s’agit d’un "ancien" modèle …
("web call centers")
qui avait à une certaine époque fleuri sur le web, avant que tous les
services proposant ce genre d’approche ne ferment les uns après les
autres. Tous … sauf celui de Google. Et voici que Google propose
maintenant de chercher parmi la totalités des questions/réponses
entrées sur Google Answers. Soit (même si on ne dispose d’aucun
chiffre) une masse gigantesque d’informations, de la plus pointue à la
plus anecdotique, constituant ainsi l’embryon non formalisé d’une base
de connaissance planétaire.
Cette masse d’informaiton est d’abord intéressante au premier degré
pour son côté "réutilisable" (à condition de trouver une question qui
rejoigne celle que vous comptiez poser). Mais également parce qu’il est
possible de retrouver tout le cheminement et les processus qui entrent
en jeu dans une démarche de "recherche documentaire" sur le web. La
plupart des "réponses" sont à leur tour reprécisées (reformulées) par l’auteur de la
question initiale, laissant ainsi la place à plusieurs échanges qui en
disent beaucoup sur la manière dont les gens cherchent de l’information
sur le web, et la manière dont procèdent les "experts" (web wizards)
pour répondre aux attentes. Si quelques spécialistes du traitement de
corpus pouvaient s’attaquer à une telle masse d’information, il est
probable que nous en apprendrions beaucoup.
Quelques exemples de Q/R :
– Quel est le meilleur site pour trouver des informations personnelles ? Réponse
– Trouveer des produits commerciaux réalisés avec l’aide de nanotechnologies avant 2004 ? Réponse
– etc.
[ Information repérée ici ]
OE
OpenEdition vous propose de citer ce billet de la manière suivante :
urfistinfo (12 avril 2005). Google Answers : la mémoire en question(s). UrfistInfo. Consulté le 15 septembre 2026 à l’adresse https://doi.org/10.58079/v40d
